Commerce : Ottawa maintient le dialogue avec Washington, sans négociations officielles
Les contacts diplomatiques survivent à la suspension des pourparlers. Leur reprise dépend toutefois de conditions politiques qu’Ottawa estime encore essentielles.

Dossier du 11 septembre, retenu après vérification pour la sélection du matin du 12 septembre.
Ottawa et Washington se parlent toujours, mais ne négocient plus officiellement. C’est la distinction établie le 11 septembre par Dominic LeBlanc, à la retraite du cabinet libéral de Banff. Le ministre responsable du Commerce Canada–États-Unis dit avoir maintenu ses échanges avec Jamieson Greer, représentant américain au Commerce, ainsi qu’avec le secrétaire au Commerce Howard Lutnick. Aucune rencontre à Washington n’est prévue. [1]
Un dialogue après la rupture
Les discussions intensives de l’été ont été suspendues le 21 août. Selon La Presse canadienne, Mark Carney avait alors dénoncé des exigences américaines de dernière minute portant atteinte à la souveraineté canadienne. Les deux gouvernements se renvoient la responsabilité de l’impasse, qui a été suivie de nouvelles mesures tarifaires et de représailles. [1]
LeBlanc estime que le maintien des relations permettrait de saisir une occasion d’accord. Dans le compte rendu de QMI, il évoque un possible obstacle en moins : selon ce que lui aurait indiqué Greer, la protection du français et des cultures canadienne et québécoise ne constituerait pas une ligne rouge américaine. Cette appréciation reste celle du ministre canadien; elle ne vaut pas compromis signé. [2]
Les conditions d’une reprise
Cette ouverture éventuelle ne suffit pas, selon lui, à justifier une reprise précipitée. Le point décisif demeure la possibilité d’une entente conforme aux intérêts économiques du Canada. À ce stade, ses propos ne donnent ni calendrier de négociation ni engagement sur le retrait des mesures commerciales. [2]
La préparation se poursuit aussi à Ottawa. Le 4 septembre, Affaires mondiales Canada rapportait une réunion avec des représentants économiques sur le soutien aux travailleurs, les secteurs touchés par les tarifs et la diversification des marchés. Le gouvernement présente ces efforts comme complémentaires à la recherche d’une relation plus stable avec les États-Unis. [3]
Pour les entreprises concernées, la différence entre des contacts maintenus et un accord effectif reste essentielle : les premiers témoignent d’un canal diplomatique disponible, sans apporter à eux seuls de modification aux conditions commerciales. Le prochain jalon observable serait donc l’annonce de pourparlers formels, suivie de mesures précises convenues entre les deux pays. [2]
Angles comparés
LeBlanc distingue le maintien des communications d’une véritable négociation commerciale. [2]
Le ministre ne prévoit pas de rencontre à Washington et ne décrit aucune négociation officielle en cours. [1]
Ottawa veut être prêt pour un accord éventuel qui respecte la souveraineté et les intérêts du Canada. [1]
Sources et documents
- [1] La Presse canadienne / Le Reflet du Lac ↗11 septembre 2026, 20 h
- [2] Agence QMI / Le Journal de Québec ↗11 septembre 2026, 11 h 59
- [3] Affaires mondiales Canada ↗4 septembre 2026 · contexte