Brampton : Stellantis et Roshel envisagent une vente de l’usine automobile
Le projet de reconversion militaire ouvre une possibilité de reprise, mais laisse en suspens l’avenir des emplois et de la production automobile. Les négociations avec Unifor sont interrompues.
L’avenir de l’usine Stellantis de Brampton se joue entre deux perspectives : conserver une vocation automobile ou accueillir une production de véhicules militaires. Le constructeur a signé un protocole avec Roshel en vue d’une vente possible du site, rapporte Bloomberg le 11 septembre. Cette étape ouvre des discussions; elle n’équivaut pas à une transaction conclue. [1]
Une reconversion sous conditions
Roshel lie son projet à l’obtention d’un contrat militaire canadien. Son dirigeant, Roman Shimonov, présente le protocole comme le début d’un processus complexe. Aucune reprise de production n’est donc acquise. [1]
Pour les salariés, l’attente est déjà concrète. À l’ouverture des négociations, le 1er septembre, Unifor recensait environ 2 200 membres en mise à pied pour une durée indéterminée à Brampton. Le syndicat faisait de l’avenir du site une priorité, dans une négociation couvrant plus de 9 000 travailleurs de Stellantis au Canada. [3]
L’emploi au cœur du désaccord
Unifor avait fixé au 11 septembre son échéance interne pour obtenir une entente de principe. Windsor News Today rapporte que les discussions sont désormais suspendues en raison du désaccord sur Brampton. Le syndicat reproche au constructeur de revenir sur une promesse de réinvestissement. Il s’agit de sa position dans le conflit, que la perspective de vente ne résout pas. [4]
Selon Bloomberg, Flavio Volpe, représentant des équipementiers, défend une production automobile à grande échelle. Roshel soutient que la défense peut se développer aux côtés de l’automobile. Les besoins de main-d’œuvre restent à préciser. [1]
Les prochaines annonces devront préciser le sort du site et des salariés. L’obtention d’un contrat, la conclusion d’une vente et une entente avec les représentants des travailleurs sont des étapes distinctes. Au terme de cette journée, une possibilité industrielle existe, mais le retour au travail des membres concernés demeure une question ouverte. [3]
Angles comparés
Roshel lie son projet à l’obtention d’un contrat militaire canadien. La vente reste éventuelle. [1]
Unifor annonce une pause des négociations, en raison d’une impasse sur l’avenir de l’usine. [2]
Le représentant des équipementiers Flavio Volpe défend le maintien d’une production automobile à grande échelle. [1]
Sources et documents
- [1] Bloomberg / Mint ↗11 septembre 2026 · heure du Québec
- [2] La Presse canadienne / Global News ↗11 septembre 2026
- [3] Unifor · ouverture des négociations ↗1er septembre 2026 · contexte
- [4] Windsor News Today ↗11 septembre 2026